10.10.2006

12546e victime du raboteur du hammam

Il m'a raboté, le mec avec son sceau d'eau et ses gants de toilettes en peau de hérisson (et pas la peau du ventre), pis la vapeur d'eau à 60 degré, et le slip tout mouillé, et...on se sent tout neuf en sortant d'un hammam de Tanger.
Le temps commence à s'allonger drôlement, je passe des heures assis à la terrasse du café favori à commenter les diffusions d'Al-jazira, on chouff les gazelles souvent couvertes, en compagnie de Mohammed, Mustafa et Fouad. Effusion de thé à la menthe, de café au lait, de jus d'orange frais. Fouad est un sacré briscard (qu'est ce qu'un briscard ? j'ai oublié mais ça sonne bien) qui a arpenté la France, l'Italie, un grand nombre d'états américains, il cause sans cesse des opportunités d'emploi aux US, maugréant qu'il a des idées de projets pour le Maroc, mais que les banques veulent des garantis qu'il n'a pas, ou que les dossiers fournis au ministères ont été refusé puis revendu à un autre "c......d de fils de p..e" qui exploite le filon. Il parle parfaitement le français et l'anglais, il a 2 familles :une en Suisse et une en Amérique. C'est pour lui une année "sympathique" après sa dernière faillite au pays de la liberté et de la justice immanente : il avait ouvert une boutique qui commercialisait des objets artisanaux importés du Maroc, qui marchait bien jusqu'a september eleven, ou plus personne ne mit les pieds dans son magasin, ne lui disait bonjour...il avait les jetons de sortir craignant de se faire déglinguer par un cow boy à logique simpliste.
Par contre, c'est plus curieux d'entendre un argumentaire défendant Saddam Hussein.
Ce soir, j'irais au cinéma voir un film choisi par Mohammed, il parle le français comme je parle arabe.
La suite un jour
bisou