10.10.2006

A la recherche du barlel au amlou perdu

Et l'eau imaginaire coula dans l'Oued desséché, on crêve de chaud dehors.
Alors, depouis Essaouira et les étiquettes des bocaux à épices de Hafid,
Notre personnage à constaté des évolutions. Il a même pris une douche.Dabord,le déclancheur d'une nouvelle vitesse de croisière : incroyable. Il y a 8 mois a peu près, j'ai hébergé un marocain de mon âge rencontré à Mix'art Myrys (feu le squatt rue de Metz): Baderedine qui s'était enfui de région parisienne pour échapper à une mystérieuse embrouille de drogue (Evita tu te rappelles, il avait un comportement un peu bizarre des fois). nous nous étions séparé à la fac du Mirail et plus de nouvelle ensuite. Et ben, qui je vois débarquer à la boutique de Hafid, accompagné d'une jolie franco-Laotienne ? Il va mieux, il visite les membres de sa famille qui ont une situation plutôt confortable à Marrakech et Essaouira. Il m'a proposer d'aller à Ta-Fadna, un village de pêcheur entre Essaouira et Agadir. C'est là qu'il passait ses vacances étant môme. Les rares touristes y sont marocains issues des villes qui veulent se reposer pas cher. Il y a des berbères qui chantent des chansons algériennes "engagées", contre du Brassens qu'il ne connaissait pas. Ils aiment beaucoup "demain" des Fabulous Troubadors, ils l'ont enregistré sur leur portable même. On a loué une planche de body surf, un petit truc rectangulaire qui racle l'abdomen mais j'ai à peu près compris le fonctionnement du surf. une petite randonné que mes compagnons ont entrepris en claquettes, ils s'en sont mordu les doigts (de pieds). Va marcher sur la falaise pleine d'épineux et de lézards peu connus. Toujours du Tajine qui tue la mort. Ont m'a expliquer en direct l'élaboration du Tajine de poisson, mais ça va être balaise de trouver de bonnes sardines à Toulouse, p't'être.
Le problème c'est que la conjoncture du couple Baderedine/Melissa n'est pas favorable. Je dois parfois les laisser s'engueuler comme du poisson bien frais. Après, retour à Essaouira, où j'envoie un colis (mention spéciale Evita, si jamais le facteur de pointe, tu peux le prendre, il y a 1 litre d'huile d'argan pour vous). Attendant le bus dans une épicerie, je sympathise avec le sosie marocain de Jean Reno jeune. Il m'amène chez ces potes de Casablanca et on a fait les cons (j'ai des preuves), ça fait du bien. Arrivé nuitamment à Agadir, au camping caillouteux, mes piquets de tentes ne ressemblent plus à rien. et les voisins sont des Marrakchis qui ont passé le mois installé ici. 4 tentes énormes, l'électricité, la télé, la chaine et le kit du supporter du Futbol club de Barcelona. Un entrepreneur immobilier, un dessinateur de bâtiment, un menuisier et pis l'autre j'ai oublié. Pas de voyage sans embrouille de passport. Lors de mon départ pour Tiznit, mon pass est oublié au camping donc aller/retour nocturne en grand taxi, bouhou. Maintenant je suis à Mirleft chez Raymond Kajak qui est arrivé hier de Ramonville. Le maçon avec qui il bosse pour sa maison est encore une fois d'une gentillesse désarmante : c'est Larcen qui a 27 ans, il est achement bon en plomberie/maçonnnerie/électricité. Il m'a dit que j'aurais droit à un Travail Pratique personnalisé. Tout à l'heure il y a des gens chouettes qui bossent au Royal de Luxe qui sont arrivé. ensuite direction le cybercafé et poum voilà. Pas vu de serpents, seulement des lézards tellement rapides que j'abandonne.
Bientôt Taliouine et Aouerst, ah mais.