10.10.2006

Un chti détour par...Nouakchott

Et bien j'ai fais un truc pas raisonnable, j'ai suivi Tof, un technicien du Royal de Luxe qui va voir son frêre qui bosse pour une société pétrolière allemande, opération pétrole sans nourriture et tout ça. Ca fait 2 jours qu'on roule de 5h30 à 20h00, à 120 kmh sur une belle route goudronnée toute droite. A droite du sable, à gauche du sable et devant parfois aussi, le vent souffle des nappes irisées qui bouchent le filtre à air, alors on a trouvé un bas collant pour épargner le moteur et nos bouteilles d'eau parce que il fait pas bon tomber en rade au milieu du tronçon Nouadhibou/Nouakchott. Heureusement j'ai fait le con et j'ai enfilé le reste du collant sur ma gueule et j'ai pris des photos. La seule cassette qu'on avait c'est une cassette "mégazone" sur laquelle est enregistré du Bob Marley. On a du s'arreter pour en acheter une autre, c'est plus tenable à partir de la 8e répétition. Comme la nouvelle cassette était un truc choisi au pif et pas terrible, on est vite retourné à la rastaman vibration qui rythme quand même bien le désert du sahara occidental. Tof m'a dit qu'il comptait vendre sa voiture pour rentrer à Nantes en Avion, il est habitué du trajet qu'il avait l'habitude de faire lorsque les km qu'on a avalé à fond la caisse n'était encore qu'une piste sableuse ô combien vibratoire. Comment vendre sa caisse en Mauritanie en 2 leçons : arretez vous au premier poste frontière,
faites vous harceler par l'agent de douane, qui ne vous fera entrer que si vous vendez la bagnole à un mystérieux "frêre qui est un grand électricien".
"vous vendez la voiture ?" c'est la formule de salutation adressé à tout toubab qui arrive en caisse. Fatigue. m'en va dormir dans cette ville zarbi qu'est Nouakchott. On dit que la nuit porte conseil, faut que je réfléchisse a comment rentrer un jour en France, nan ? paske si j'avais les anti paludéens et les sous adéquats et ben...