Il n'y a pas d'exemple qu'on ai jeté du poulet froid
Tiens, le 22 Septembre, ça veut dire que ça n'est pas raisonnable. Je
ne suis pas tombé du train reliant Zouérat à Nouadhibou, je ne me suis
pas complétement lyophilisé lors de ce voyage avec le maure
déguinguandé qui a raté le départ lorsqu'il était allé cherché de
l'eau avec ma lampe de poche. Mais j'était tout noir, avec de belles
cernes dans le wagon de minerai. Il fallut s'arracher aux chauffeurs
qui s'engueulent pour mes oughyas, et font finalement tomber les prix
d'un voyage de retour à Dakhla. Un voyage courbé sur une roue de
secours coincé entre 5 jeunes et 3 mamas. Ensuite, tentative de
nettoyage de vetements, cafés et long trajet de bus aux pieds qui
gonflent. Mirleft, j'y zone en vélo, tout seul avec quelques
interventions de Larsen qui m'emmene à la montagne. On va voir sa tante, à 2 sur une mobylette poussive. Comme notre poids additionné éteind le moteur dans les montés, on se les tapent alternativement à pieds. Ca rythme le trajet. Mon premier tajine autonome est une réussite.
Du repos, et la lecture de tout ce qui traine chez Raymond, du bon comme du moins bon : "Un peu plus loin sur la droite" de Fred VARGAS, "J'ai 15 ans et je ne veux pas mourir" de Christine ARNOTHY, "Ma part d'ombre" James ELLROY. Avec Larsen, on s'est juré de trouver un film qu'il aimerait bien revoir : le dernier samouraï" avec Tom Crouze qui fait le malin avec une fausse panoplie de guerrier japonais. C'est sûrement pas un chef d'oeuvre mais c'est une mission palpitante, de magasin en magasin de VCD. Dans la maison, la nuit, il y a le gecko qui fonce vers la cachette la plus proche. On le voit partout : en allumant le chauffe eau, en pissant, en ouvrant le frigo. Il se nourrit de quantités d'insectes qui rampe sur les murs blancs. En échange, il a le droit de suspendre ses crottes noires aussi, mais immobiles et silencieuses. On gagne quand même au change. Ce matin en montant les escaliers, il y a un serpent gris au motifs rouges qui s'est vite planqué dans une rainure de porte coulissante. J'y touche pas parce que je vais pas l'écraser en faisant le brutal pis je sais pas vraiment ce que c'est comme espèce. La maison de Raymond elle est bien.
Bon aller je prends mon billet de retour demain, à Tiznit.
A bientôt à tout le monde et je demande à ceux à qui je peux être d'une quelconque utilité, de m'excuser d'un manque de raisonnabilité, je rentre vite.
PS : l'oblet du message c'est une phrase qui m'a plu dans "Un peu plus loin sur la droite". Le polar est marrant y a un enquêteur qui a un crapaud commun de compagnie.
ne suis pas tombé du train reliant Zouérat à Nouadhibou, je ne me suis
pas complétement lyophilisé lors de ce voyage avec le maure
déguinguandé qui a raté le départ lorsqu'il était allé cherché de
l'eau avec ma lampe de poche. Mais j'était tout noir, avec de belles
cernes dans le wagon de minerai. Il fallut s'arracher aux chauffeurs
qui s'engueulent pour mes oughyas, et font finalement tomber les prix
d'un voyage de retour à Dakhla. Un voyage courbé sur une roue de
secours coincé entre 5 jeunes et 3 mamas. Ensuite, tentative de
nettoyage de vetements, cafés et long trajet de bus aux pieds qui
gonflent. Mirleft, j'y zone en vélo, tout seul avec quelques
interventions de Larsen qui m'emmene à la montagne. On va voir sa tante, à 2 sur une mobylette poussive. Comme notre poids additionné éteind le moteur dans les montés, on se les tapent alternativement à pieds. Ca rythme le trajet. Mon premier tajine autonome est une réussite.
Du repos, et la lecture de tout ce qui traine chez Raymond, du bon comme du moins bon : "Un peu plus loin sur la droite" de Fred VARGAS, "J'ai 15 ans et je ne veux pas mourir" de Christine ARNOTHY, "Ma part d'ombre" James ELLROY. Avec Larsen, on s'est juré de trouver un film qu'il aimerait bien revoir : le dernier samouraï" avec Tom Crouze qui fait le malin avec une fausse panoplie de guerrier japonais. C'est sûrement pas un chef d'oeuvre mais c'est une mission palpitante, de magasin en magasin de VCD. Dans la maison, la nuit, il y a le gecko qui fonce vers la cachette la plus proche. On le voit partout : en allumant le chauffe eau, en pissant, en ouvrant le frigo. Il se nourrit de quantités d'insectes qui rampe sur les murs blancs. En échange, il a le droit de suspendre ses crottes noires aussi, mais immobiles et silencieuses. On gagne quand même au change. Ce matin en montant les escaliers, il y a un serpent gris au motifs rouges qui s'est vite planqué dans une rainure de porte coulissante. J'y touche pas parce que je vais pas l'écraser en faisant le brutal pis je sais pas vraiment ce que c'est comme espèce. La maison de Raymond elle est bien.
Bon aller je prends mon billet de retour demain, à Tiznit.
A bientôt à tout le monde et je demande à ceux à qui je peux être d'une quelconque utilité, de m'excuser d'un manque de raisonnabilité, je rentre vite.
PS : l'oblet du message c'est une phrase qui m'a plu dans "Un peu plus loin sur la droite". Le polar est marrant y a un enquêteur qui a un crapaud commun de compagnie.

1 Comments:
mince alors, je découvre ces anciennes relations de voyage seulement maintenant...
m@nivelle
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